ATELIER 1700 · PEINTRE À BULLE

Peintre à Bulle, entre ferme gruérienne et logement neuf

Bulle porte deux visages, celui des fermes du chef-lieu reprises en appartements et celui des immeubles sortis de terre ces dernières années. Mon travail change de nature selon lequel de ces deux visages je retrouve derrière la porte.


Une ferme gruérienne qui devient appartement

Observer le support avant d’ouvrir un seul pot

Le bois ancien ne réagit pas comme le plâtre voisin, la teinte se choisit après ce repérage.

Dans une ferme du chef-lieu devenue logement, le bois ancien cohabite avec le plâtre récent, et chacun respire à son rythme. Ma première visite sert à repérer ces différences de support avant d’ouvrir un seul pot.

Boiseries et lambris, la matière du pays

L’impression juste évite que la résine ne remonte

Un lambris repeint trop vite tache des mois plus tard, l’ordre des couches protège la matière du pays.

Les boiseries et les lambris marquent l’intérieur gruérien plus que n’importe quel mur peint. Un escalier en bois massif, une porte pleine, un plafond à caissons, tout cela demande un traitement à part, pensé pour la matière et non pour la surface. J’ai vu des lambris repeints trop vite qui ont fait remonter des taches de résine des mois plus tard, faute d’une impression adaptée sous la finition. Restaurer ces boiseries anciennes plutôt que les masquer garde au logement ce que la construction gruérienne avait de particulier, et ce choix se voit encore dans dix ans.

Ce que les hivers longs font aux murs

Le diagnostic précède toujours la couche de finition

Repeindre sans traiter la cause revient à recommencer l’année suivante.

Les hivers du chef-lieu laissent leurs traces, condensation derrière les meubles, angles nord qui stagnent. Repeindre sans traiter la cause revient à recommencer l’année suivante.

Le neuf, une autre discipline

Deux bâtiments, deux disciplines

Entre la ferme centenaire et l’immeuble neuf, mes gestes ne sont jamais les mêmes.

Dans les immeubles neufs de Bulle, rien à sonder, mais une autre exigence, une finition irréprochable dès la première couche puisqu’aucun défaut ancien ne vient l’excuser.

Questions courtes

Un regard suffit à choisir la méthode

Neuf ou ancien relèvent du même métier, jamais tout à fait de la même approche.

Faut-il connaître l’âge exact du bâtiment avant votre visite

Non. Une première observation sur place suffit à distinguer une structure ancienne d’un support récent, aucun document préalable n’est nécessaire.

Intervenez-vous aussi bien dans le neuf que dans l’ancien

Oui, les deux relèvent du même métier, mais pas de la même méthode, et l’approche se précise selon ce que je trouve sur place.

La zone s’arrête là où le soin cesserait d’être possible.

Puis-je faire traiter une seule pièce de ma ferme

Sans problème. Une pièce isolée se traite très bien sans toucher au reste du logement.

Entre une charpente qui a vu passer un siècle et un mur sorti de coffrage l’an dernier, Bulle demande un œil qui sait changer de méthode d’une porte à l’autre.

Romont se rejoint par la plaine, j’y interviens également, et la méthode décrit la façon dont je conduis un chantier.

De ma main

Iven Sambento, peintre CFC
Chaque chantier porte cette signature.